Gestion durable des terres, une exigence qui s’impose à tous

vendredi 20 février 2015
par  Rosine, Sémablegné

Gestion durable des terres, une exigence qui s’impose à tous

Près de 85% de la population burkinabè tire leurs revenus de l’agriculture, de l’élevage et de la foresterie. Cependant, force est de constater que ces dernières années, la terre, principale pourvoyeuse de ces revenus, se dégrade à un rythme vertigineux. En effet, les statistiques du Ministère de l’Environnement et des Ressources halieutiques (MERH) révèlent que 34% des terres burkinabè sont dégradées et entre 105 000 et 150 000 hectares de terres sont dégradées chaque année. JPEG - 7.4 ko Cette détérioration des sols est essentiellement causée par des mauvaises pratiques culturales, la pression croissante des hommes sur la terre, la faible pluviométrie et la surcharge animale et l’orpaillage. Cette situation est à l’origine de la baisse de la fertilité des terres, de la régression du couvert végétal et de la fragilisation des écosystèmes. Elle a entrainé également une recrudescence des conflits fonciers, car les populations migrent à la recherche de terres arables. La dégradation de ce capital « terre » met donc en péril toute l’économie et partant, la stabilité sociopolitique du pays. Aussi, le MERH, à travers le Programme de partenariat pour la gestion durable des terres (CPP), a pris à bras-le-corps cette problématique et multiplie les initiatives pour inverser la tendance. Pour ce faire, le CPP prône la gestion durable des terres et de l’ensemble des ressources naturelles pour répondre aux défis environnementaux. C’est ainsi qu’il a entamé depuis 2011, la formation de l’ensemble des acteurs impliqués dans la gestion des ressources naturelles, afin de renforcer leur capacité et fédérer les actions pour des résultats probants. Grâce à ce programme, tout projet de développement et toute activité de quelque nature que ce soit, doivent prendre en compte les dimensions écologique, économique et sociale pour préserver l’environnement. Cette initiative est louable et à encourager. Elle doit interpeller les décideurs politiques à plus d’engagement dans le combat contre la dégradation des terres et le changement climatique, car il y va de la survie de la population du « pays des Hommes intègres ».

- Eliane SOME

Source : www.sidwaya.bf



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