Actu vert : l’or d’accord, mais nos terres d’abord !

mardi 20 janvier 2015
par  Rosine, Sémablegné

Actu vert : l’or d’accord, mais nos terres d’abord !

Le Réseau national pour la promotion des évaluations environnementales (RENAPEE) avait tenu en 2014, une conférence publique qui a porté sur le thème : « Exploitation des ressources minières et protection de l’environnement ». Selon le réseau, en plus de sa contribution dans l’économie nationale, l’exploitation minière constitue une source de revenu pour les populations locales. En effet, autour des sites d’exploitation minière, se développent des activités rémunératrices de revenu telles que le petit commerce, la restauration, la forge, les débits de boisson, le transport, les vidéos-cinémas… L’orpaillage est une source de création d’emplois et de revenu pour les populations rurales et les fournisseurs privés des sites d’orpaillage en produits divers. Cependant, pour le RENAPEE, l’exploitation minière n’est pas sans conséquence sur l’environnement physique, biologique et humain. Les problèmes liés à l’exploitation minière au Burkina Faso sont nombreux et persistants. Ce sont la pollution des sols, des eaux et celle atmosphérique, la dégradation du couvert végétal et de la diversité biologique, la perte des champs agricoles et la dégradation du pâturage, la paupérisation des populations ayant perdu leur support de production (terre), la déscolarisation des enfants au profit de l’orpaillage, les conflits sociaux entre mineurs et sociétés minières industrielles d’une part et d’autre part entre mineurs et populations riveraines et les risques pour la santé publique.

Le problème le plus inquiétant est que la progression des carrières d’orpaillage sur les nouveaux sites entraîne pour la population locale, la destruction des terres de pâturage et de cultures, et le déplacement des populations. Il en résulte un bouleversement socio-économique de toute la zone. Les terres soumises à l’orpaillage deviennent peu propices à l’agriculture et à l’élevage. De ce fait, l’orpaillage pose un réel mal environnemental touchant le milieu terrestre.

Aussi, malgré l’interdiction de l’usage des produits chimiques dans l’orpaillage sur l’étendue du territoire burkinabè, les orpailleurs continuent d’en utiliser massivement. Selon plusieurs études, les polluants rencontrés sont : le mercure, le cyanure, le cadmium, le cuivre, l’arsenic, les acides sulfuriques et nitrique etc. Il est donc nécessaire d’accompagner l’organisation et de renforcer les capacités des acteurs du secteur, d’accorder un rôle prépondérant aux collectivités locales pour l’encadrement des orpailleurs (attribution des sites, respect des cahiers des charges, etc.) et d’élaborer des textes contraignants les orpailleurs aux études environnementales et de risques.

La protection de l’environnement au Burkina Faso n’est pas simplement une question d’avoir une forte législation, mais il y a un besoin de s’assurer que les mineurs artisanaux ont reçu une éducation et une formation et des équipements appropriés pour éviter ou réduire le nombre des problèmes environnementaux. Bien que l’exploitation minière apporte des devises pour le pays, ne perdons pas de vue la notion de développement durable car nous devons céder à nos enfants et petits-enfants, une terre viable.

Avec le rythme du boom minier et la propagation de l’orpaillage sur le territoire national, sommes-nous sûrs d’être sur la voie du développement durable, quand on sait que les ressources minières ne sont pas renouvelables et que l’environnement, support de production, peut se dégrader de façon irréversible.

Kowoma Marc DOH www.sidwaya.bf



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