La Régénération naturelle assistée doit être vulgarisée

mercredi 19 novembre 2014
par  Rosine, Sémablegné

La Régénération naturelle assistée doit être vulgarisée

Les périodes de sécheresse des années 1970 et 1980 et la forte pression sur les terres ont eu comme conséquence partout au Sahel, une forte réduction du couvert végétal. Pour y faire face, l’Etat burkinabè a entrepris de nombreuses techniques de lutte contre la désertification. Il s’agit, entre autres, de la grande muraille verte, des campagnes de reboisement lancées à chaque saison hivernale. Au regard des résultats sur le terrain, tout porte à croire que ces techniques s’avèrent inefficaces pour contrer l’avancée du désert. La technique de la Régénération naturelle assistée (RNA) semble être la mieux indiquée en matière de récupération des terres dégradées.

En effet, elle consiste à couper les branches latérales pour ne conserver que quelques tiges principales des arbres de façon à les permettre de grandir. Les tiges épargnées peuvent ainsi poursuivre leur croissance et avoir une bonne configuration. A la différence des autres techniques, la RNA est peu exigeante en termes d’investissement monétaire. Dans la pratique, chaque paysan peut adapter ce système d’agroforesterie à ses besoins et à sa situation. Il suffit pour conduire la RNA, d’avoir des souches d’arbres vivants dans les champs. Selon une étude menée au Sahel (2006), la pratique a permis de récupérer environ 250 000 ha de terres fortement dégradées au Niger. Elle a aussi des avantages pour les populations.

Selon Moussa Zerbo, agriculteur à Lanfiera, grâce à cette technique, son rendement agricole augmente d’une saison à l’autre et invite les producteurs à s’imprégner de cette technique qui réduit la vulnérabilité des paysans aux années de sécheresse et augmente la biodiversité. « Les femmes ne sont plus obligées de détruire les forêts à la recherche du bois de chauffe ; avec la RNA, elles ont toujours du bois à leur portée », en témoigne M. Zerbo. A noter également que la pratique peut contribuer à améliorer les conditions de vie du monde rural à travers la commercialisation des produits forestiers non ligneux tels que le karité, le néré, le pain de singe. Outre ces impacts socioéconomiques et biophysiques, la régénération des arbres est aussi un moyen d’adaptation aux changements climatiques. En raison de son potentiel de reconstitution rapide d’un couvert arboré et arbustif à peu de frais, ce type de technique peut être une bonne option pour la lutte contre la désertification au « pays des Hommes intègres ». Il est donc important que le gouvernement entreprenne des actions de vulgarisation et d’appropriation de la pratique aux populations-cibles.

Fleur BIRBA

Source : www.sidwaya.bf



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