Un air pur

dimanche 9 novembre 2014
par  Rosine, Sémablegné

Un air pur

Les gestes pour préserver l’air

Afin de mieux préserver sa santé, il est essentiel de protéger la qualité de l’air que l’o respire. Mais comment faire en pratique ? Quelle ventilation choisir ? Peut-on utiliser des plantes ou des dispositifs pour dépolluer son intérieur ? Toutes les réponses aux questions pour respirer en paix !

Lutter contre la pollution dans la maison

Contrairement à ce que l’on croit, la maison n’est pas un endroit protégé de la pollution. Au contraire, c’est parfois le lieu de concentration des polluants ! Comment préserver l’air que vous respirez à la maison ? Tous nos conseils

La pollution de la maison

L’air à l’intérieur de nos maisons serait plus pollué qu’à l’extérieur. C’est le constat inquiétant qui ressort de plusieurs études publiées récemment sur le sujet. Principaux accusés, les composés chimiques présents dans de nombreux produits. Avec des conséquences sur la santé qui restent encore à préciser, mais pourraient s’avérer importantes...

Que ce soit à la maison ou au travail, nous passons plus des trois-quarts de notre temps dans des espaces fermés. Or différentes études, notamment celles de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur, ont montré que ces environnements recelaient davantage de polluants que les milieux extérieurs.

Cette pollution possède diverses origines :

- éléments en provenance de l’extérieur, dont principalement le monoxyde de carbone (CO2), des oxydes d’azote, le radon (un gaz radioactif cancérigène émis par le sol dans certaines régions) ainsi que différentes particules et composés organiques volatils (COV) ;
- les produits de construction, d’entretien et de décoration, qui apportent la plupart des COV présents dans l’air intérieur ;
- les appareils de chauffage qui génèrent d’importantes quantités de CO2, des oxydes d’azote, des particules et COV ;
- les activités humaines telles que la cuisine, l’entretien, la bureautique, le tabagisme...

Les COV, principaux accusés

Ils sont présents tout autour de nous sans que nous en soyons toujours conscients. Eux, ce sont les composés organiques volatils, un terme générique pour désigner diverses substances nocives présentes notamment dans les matériaux de construction, d’aménagement et de décoration : mousses isolantes, peintures, moquettes, panneaux d’aggloméré, etc. On en trouve également dans des produits de nettoyage type détergents ou détachants, ou encore certains aérosols. Les transports et l’industrie génèrent également des COV, qui pénètrent dans les maisons depuis l’extérieur. Sans oublier les matériels de chauffage employant des hydrocarbures (charbon ou pétrole).

Leurs effets sur la santé ne sont pas tous connus. Selon le degré d’exposition, ils peuvent provoquer une gêne respiratoire, ainsi que des allergies cutanées. Plus grave, certains composants tels le benzène possèdent des effets cancérigènes. Or, si leur faible concentration dans les produits d’usage courant semble interdire ce risque, on ignore encore quelles conséquences peut avoir la combinaison de plusieurs d’entre eux, même à des doses réduites. Néanmoins, de plus en plus de spécialistes estiment qu’ils jouent un rôle important dans l’augmentation des cancers, de l’asthme et de l’allergie depuis une vingtaine d’années, notamment chez les enfants.

Certaines activités domestiques, de la cuisson du repas à l’allumage d’une bougie, sont aussi soupçonnées d’avoir des retombées négatives. Le ministère de l’écologie soutient divers projets de recherches qui devraient permettre d’en savoir bientôt plus sur la question. Les ondes électromagnétiques transmises par les téléphones portables pourraient également constituer un facteur de nuisance supplémentaire. Comment faire face ?

La première précaution consiste à aérer sa maison dans les règles de l’art. En effet, l’augmentation de la pollution intérieure serait en partie la conséquence indirecte d’une meilleure isolation des habitations depuis les années 70, afin de réduire leur consommation d’énergie. La révision du mode de chauffage, et la mise en place d’un système de ventilation approprié (VCM, puits canadien...) contribueront aussi à améliorer l’air ambiant.

Le recours à des produits non toxiques est également recommandé. Des matériaux de construction ou de rénovation aux produits de nettoyage, l’offre dans ce domaine s’est largement développée depuis quelques années.

Enfin, il est souhaitable dans la mesure du possible de limiter l’emploi des substances concernées. Et se rappeler que pour un intérieur moins pollué, les précautions à prendre commencent à l’extérieur : utiliser sa voiture moins souvent ou renoncer au tabac, par exemple.

Bertrand Rastoin



Agenda

<<

2017

 

<<

Décembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
27282930123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Annonces

Premier stage

Le premier stage en EDD a lieu du 26 au 30mars 2012 à Ouagadougou.