Sécurité alimentaire : Passer de l’agriculture de subsistance à un développement rural durable

samedi 13 septembre 2014
par  Jean Kafando, Rosine

Sécurité alimentaire : Passer de l’agriculture de subsistance à un développement rural durable

Passer d’une agriculture de subsistance à un développement rural durable. C’est l’objectif du programme régional « Amélioration de la sécurité alimentaire et hydrique pour le développement économique rural au Sahel et dans la Corne de l’Afrique ». Lancé en janvier 2014, il prend en compte cinq pays d’Afrique de l’Ouest et de l’Est. Pour harmoniser le système de suivi-évaluation, le réseau MARP qui assure la coordination au Burkina Faso a organisé un atelier d’échanges et d’apprentissage du programme du 4 au 5 septembre 2014 à Ouagadougou.

Produire en quantité pour nourrir les populations. Cette préoccupation ne devrait pas occulter la préservation des ressources pour les futures générations. Et pour ce faire, beaucoup de technologies existent. Le défi, c’est de mettre l’ensemble de ces technologies en synergie pour pouvoir produire durablement tout en respectant l’environnement. Déjà, certains producteurs sont dans cette dynamique. « Il reste à partager les bonnes pratiques qui permettent de produire intensément sans dégrader l’environnement parce que c’est le patrimoine que nous devons préserver si nous voulons vivre et léguer quelque chose d’important à la génération future », estime Dr Babou André Bationo, chercheur à l’INERA, point focal de l’ICRAF (Centre international pour la recherche en agroforesterie) au Burkina. C’est cette structure qui est chargée de la coordination générale du programme régional « Amélioration de la sécurité alimentaire et hydrique pour le développement économique rural au Sahel et dans la Corne de l’Afrique ».

Ce programme s’intéresse à la sécurité alimentaire dans toute sa globalité, y compris la gestion de l’eau, pour produire au maximum tout en préservant l’environnement. Ce programme qui intervient dans cinq pays (Kenya, Ethiopie, Mali, Niger et Burkina) se veut innovant dans sa conception théorique.

Harmoniser la compréhension du système de suivi-évaluation En effet, c’est la première fois qu’un projet dans le développement rural est coordonné par la recherche et mis en œuvre dans les différents pays par la société civile. De ce fait, pour plus de réussite, « il faudrait que le système de suivi-évaluation qui va nous permettre de voir la visibilité de ce que nous faisons soit bien conçu », précise Dr Babou André Bationo. C’est pourquoi, l’atelier de Ouagadougou s’est penché sur le système de suivi-évaluation permettant de mettre en œuvre les différentes composantes du projet et de le suivre avec efficacité. Donc, il fallait faire en sorte que tous les acteurs aient la même compréhension de l’approche ‘’expérimentée’’.

L’atelier a regroupé une trentaine de participants comprenant les partenaires du projet au Sahel, des représentants de l’ICRAF, des membres du groupe d’appui au projet ainsi que des représentants d’organisations nationales et internationales.

Les 48h de travaux ont permis d’avoir une meilleure compréhension du suivi-évaluation dans le cadre de ce programme. « Nous sommes arrivés à dégager des indicateurs clés sur lesquelles nous allons travailler pour avoir des indicateurs définitifs qui vont être utilisés pour suivre aussi bien les effets que les impacts du projet. Nous avons pu avoir un groupe qui va continuer à réfléchir pour arriver à finaliser ce document. Un autre grand avantage est que nous avons pu réunir l’ensemble des partenaires du projet au niveau Sahel. Et tout cela participe à la bonne mise en œuvre du projet », se réjouit le point focal de l’ICRAF au Burkina, Dr Bationo. C’est donc dire que les différents acteurs chargés de la mise en œuvre du programme sont sur une bonne voie.

De la coordination du programme

La coordination générale est assurée par ICRAF. Mais, dans chacun des pays, une organisation leader a été recrutée pour coordonner les actions. (Care International au Niger, Sahel Eco au Mali). Au Burkina, c’est le réseau MARP qui est désigné. A son tour, il a recruté, dans chacune des provinces concernées, des organisations responsables de la mise en œuvre pratique sur le terrain. « Nous ne réalisons pas nous-mêmes les activités sur le terrain. Nous sommes chargés de les accompagner sur le terrain. On s’est rendu compte que sur le terrain, non seulement il y a de l’engouement, mais aussi les participants sont satisfaits de la mise en œuvre sur le terrain. Donc, nous sommes très satisfaits de la tenue de cet atelier », a confié le président du réseau MARP, Mathieu Ouédraogo. Ce programme de cinq ans est financé par le Gouvernement Néerlandais. Et, d’ici à la fin, les communautés rurales dans la zone concernée devraient passer de l’agriculture de subsistance et de l’aide d’urgence à un développement rural durable. Ce, grâce à un meilleur accès aux marchés et un renforcement de l’économie locale pour différentes catégories de producteurs.

Trouver un nom « marketable »

Il était aussi question, au cours de cet atelier, de trouver un nouveau nom pour le projet afin d’éviter les confusions. Un nom facilement « marketable » et reflétant la vision et les ambitions du projet. En plus, il devrait être facilement malléable aussi bien en français qu’en anglais. Des propositions ont été faites de part et d’autres. Mais, la réflexion continue. « En attendant, on dit le projet ICRAF, mais comme ICRAF a plusieurs projets, ce nom ne peut pas être durable. Mais, c’est une appellation provisoire pour nous permettre de désigner le programme qui est en cours. Mais comme il est en cours, il faut qu’on trouve une appellation pour le désigner », précise Dr Bationo.

Cet atelier sur le système de suivi évaluation du projet pour les partenaires de l’Afrique de l’Est fait suite à celui tenu en fin Juillet 2014 à Nairobi au Kenya. C’est là que se trouve le siège d’ICRAF qui coordonne ce programme régional dont la mise en œuvre sur le terrain est assurée par des organisations internationales et nationales au Sahel et dans la Corne de l’Afrique.

Moussa Diallo

Lefaso.net



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