Actu vert : Déchets électroniques, véritables menaces pour l’environnement

samedi 9 août 2014
par  Rosine, Sémablegné

Actu vert : Déchets électroniques, véritables menaces pour l’environnement

L’apparition des Technologies de l’information et de la communication (TIC) semble avoir donné aux pays africains, des opportunités inouïes pour contourner les contraintes de transfert de technologies et par la même occasion, trouver des moyens de rattraper le retard accusé, dans le processus de développement économique et social. La vie s’organise désormais, autour d’appareils électroniques, dont nous faisons une consommation effrénée.

Les produits électroniques et informatiques font partie de notre environnement quotidien à la maison, comme au travail. A peine achetés, ces produits électroniques sont déjà dépassés. Que faisons-nous, alors, de notre vieille chaîne hi-fi, de notre ordinateur dépassé ou de ce téléphone cellulaire qui fonctionne encore, mais qui n’a pas les nouvelles options si pratiques ? Nous les mettons aux ordures ou sur le trottoir créant ainsi, un problème environnemental sérieux. Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a déjà tiré la sonnette d’alarme : « En 2017, la quantité de ces e-déchets devrait même dépasser celle générée par l’Europe et ce, en raison de la consommation de plus en plus importante d’ordinateurs, de téléphones portables sur le continent africain ».

Malgré la Convention de Bâle qui interdit la circulation de déchets dangereux depuis 1992, les pays industrialisés envoient leur matériel usagé par container dans les pays en voie de développement, notamment en Afrique où ils sont un véritable fléau en raison de la toxicité de certains composants. Or, une des grandes questions posées aux pays africains concerne l’accumulation et la gestion de ces déchets. En effet, des substances dangereuses sont rejetées au cours de diverses opérations de démontage et d’élimination de ces appareils électroniques de « seconde main ». A titre d’illustration, le brûlage des câbles en plein air pour en extraire le cuivre, est une source majeure d’émission de dioxine, un polluant organique persistant, transporté sur de longues distances dans l’environnement. Des solutions durables en matière de gestion des déchets électroniques en Afrique exigent la prise de mesures portant sur le contrôle des importations et exportations de ces appareils. Si les pays européens souhaitent réellement que l’Afrique sorte du cercle vicieux du sous-développement, ceux-ci doivent mesurer les conséquences de leurs actes en choisissant des produits et des technologies qui ne terminent pas dans un dépotoir en Afrique. D’ailleurs, les déchets d’équipements électriques et électroniques constituent un flux de déchets prioritaire visé par la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination.

De plus, la déclaration de Carthagène sur la prévention et la réduction des déchets dangereux, également adoptée par les parties prenantes réaffirme que la Convention de Bâle est le principal instrument juridique global gouvernant la gestion écologiquement rationnelle des déchets dangereux et d’autres déchets. 

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

Source :www.sidwaya.bf



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