Bobo : Les sachets plastiques inquiètent les jardiniers

mercredi 6 août 2014
par  Jean Kafando, Rosine

Bobo : Les sachets plastiques inquiètent les jardiniers

En attendant l’application de la loi portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation et de la distribution des sachets et emballages plastiques au Burkina, les « jardiniers de Bôlomakôté sont inquiets. Envahis par des sachets plastiques, ils ont exprimé leur inquiétude ce jeudi 17 juillet 2014.

A l’unanimité, les députés de l’Assemblée Nationale burkinabè ont voté une loi portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation et de la distribution des sachets et emballages plastiques le mardi 20 mai 2014. En attendant la matérialisation de cette loi, les exploitants d’une partie du Marigot Houet font face aux effets nocifs de ces sachets. Occupant la partie ouest du marigot, communément appelé jardin de Bôlômakoté, des jardiniers assistent impuissamment à l’envahissement des sachets. Il faut dire que ces sachets règnent en maîtres dans les périphéries de ce jardin. Notamment dans le cimetière à l’entrée nord du camp Ouezzin Coulibaly. Un cimetière transformé en dépotoir par les riverains et qui alimentent parfois les jardins en déchets.

Pourvoyeurs de la ville de Bobo-Dioulasso en légumes surtout en saison sèche, le sort du jardin de Bôlômakoté mérite qu’on s’y planche. Parce qu’indépendamment des dégâts sur les productions, des problèmes de pollution ne manqueront pas dans les années à venir. Dans la mesure où la gestion des bidons des herbicides demeure un casse-tête pour les travailleurs. En attendant des moyens plus idoines, ils enfuient simplement et purement ces bidons tout au long du marigot Houet qui regorge de poissons sacrés.

Ousséni BANCE

Lefaso.net

Sanou Kassoum : « moi je brûle les sachets »

C’est surtout en saison sèche que nous avons des problèmes avec les sachets plastiques. C’est toujours déplorable de voir que des sachets envahissent et détruisent nos productions. Moi, je brûle les sachets qui tombent sous ma main. On nous avait demandé de stocker les bidons des poisons « herbicides » pour permettre à la voirie de les saisir. Mais on n’a jamais vu une équipe de la voirie ici.

Sanou Siaka : « Je n’utilise plus les déchets du cimetière »

On sait que les sachets sont nuisibles. Moi j’ai perdu des animaux à cause des sachets. Le gouvernement burkinabè doit prendre ses responsabilités pour interdire effectivement les sachets plastiques. C’est le seul moyen pour combattre ce phénomène. Le jardin est entouré de dépotoir parce que les populations environnantes ont transformé l’ancien cimetière en poubelle. C’est une situation connu de tous d’autant plus que ce cimetière est une des entrées du camp Ouezzin Coulibaly. Personnellement, je n’utilise plus les déchets qui viennent du cimetière, c’est très dangereux. Je préfère les fumiers.

Sanou Mamadou : « Les sachets plastiques dans le jardin sont vraiment inquiétants »

En saison sèche, moi je cultive de la salade et de la tomate. Mais comme c’est la saison pluvieuse, je cultive actuellement les haricots verts. Les sachets plastiques dans le jardin sont vraiment inquiétants. Parce qu’ils gâtent nos cultures. Personnellement je brûle beaucoup de sachets. Mais on n’y peut rien. A chaque fois, les riverains reviennent verser des sachets dans les périphéries du jardin. C’est une situation déplorable mais on ne peut rien contre les sachets plastiques. Ces sachets sont dangereux pour les poissons du marigot Houet.

Propos recueillis par Ousséni BANCE le faso.net



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