Burkina Faso : note d’information sur la Santé sexuelle des jeunes

lundi 23 juin 2014
par  Rosine

Santé sexuelle des jeunes

Normaliser les centres d’écoute pour plus de fréquentation Le Secrétariat permanent du Comité national de lutte contre le SIDA et les IST (SP/CNLS-IST) a organisé un atelier de restitution d’une étude, ce mercredi 7 mai 2014 à son siège à Ouagadougou. Cette étude a porté sur les besoins des espaces fréquentés par les jeunes en matière de santé sexuelle. Une étude financée par l’UNFPA à hauteur de plus de 22 millions de F CFA.

La problématique de la santé sexuelle et reproductive des jeunes figure au premier rang du septième programme de coopération entre le Burkina Faso et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). C’est pourquoi, l’UNFPA a financé dans ce domaine, une étude sur les besoins des espaces fréquentés par les jeunes en matière de santé. L’étude a été réalisée par AfricSanté, une agence de formation, de recherche et d’expertise en santé pour l’Afrique, structure partenaire de recherche et d’évaluation du septième programme.

Elle a été restituée le mercredi 7 mai 2014 à Ouagadougou, autour d’un atelier, en présence des responsables du SP/CNLS-IST, des directeurs régionaux du ministère en charge de la jeunesse, des acteurs de la santé et de la jeunesse. Une occasion pour ces différents acteurs de s’approprier d’abord les résultats de l’enquête, de l’enrichir ensuite avec des contributions, et enfin de la valider pour une mise en œuvre des recommandations.

Cette étude s’est déroulée en 2012 et a concerné toutes les 13 régions du Burkina Faso. Et pour bien mener les recherches, l’agence AfricSanté a utilisé une double approche complémentaire qualitative et quantitative avec une revue documentaire. La collecte des données s’est déroulée du 25 juin au 20 juillet 2012 pour le volet qualitatif et du 17 au 29 septembre 2012 pour la partie quantitative, à l’aide de deux questionnaires offre et demande de services et de deux guides d’entretien.

Ce qui a permis à Moctar Ouédraogo, socio-démographe de AfricSanté et son équipe, de s’entretenir avec 276 responsables de structures, 2 778 utilisateurs des centres/espaces de rencontre pour adolescent(e)s et jeunes. En plus, 27 entretiens auprès des responsables de dix-sept centres et espaces de rencontre jeunes et des informateurs-clés ont été effectués. L’évaluation des besoins a également porté sur l’existence de certaines commodités qui pourraient influencer la fréquentation des centres et espaces de rencontre pour jeunes.

« Si près de 3 structures sur 5 (57%) disposaient de bureaux ou de locaux administratifs, seulement un tiers des structures rencontrées avaient des salles de jeux ou de projection-vidéo et un quart des structures, des jeux de société (dame, Ludo, cartes, scrabble). Moins d’une structure sur 20 disposait d’aire de jeux pour la pratique du sport et moins d’une structure sur 20 offrait des possibilités pour leurs usagers d’avoir accès à Internet », a déploré le sociodémographe Moctar Ouédraogo. Au moins deux tiers des structures ont des membres compétents Quant aux capacités techniques des centres et espaces de rencontre pour jeunes, l’étude a révélé que plus de trois quarts des membres ont des compétences ou ont été formés en animation de groupes/ conduite des ateliers et en prévention des IST/VIH/SIDA auprès des adolescents et des jeunes.

Au moins deux tiers des structures ont des membres compétents ou formés dans la gestion financière, la mobilisation communautaire, la distribution à base communautaire et la planification familiale. Toutefois, moins de la moitié des centres et espaces de rencontre pour jeunes ont des compétences en droits en Santé de reproduction des adolescents et des jeunes (SRAJ), en genre et SRAJ et en dépistage des IST/VIH/SIDA. Pour ce qui est des besoins en renforcement des capacités exprimées par plus de la moitié des responsables des structures visitées concernent surtout la formation en gestion des ressources humaines, en gestion de projets et des ressources financières. En matière de renforcement de capacités sur les activités directement liées à la SR, ce sont les formations en santé de la reproduction et sur le VIH/SIDA qui sont les plus visées. Plus de la moitié des responsables de structures dans les régions sanitaires du Burkina ont souhaité avoir des formations en suivi-évaluation, en montage de microprojets et en technique d’animation de groupe.

Dans sa présentation, M. Ouédraogo a souligné que l’analyse des données a montré que deux tiers des structures enquêtées étaient des associations/ONG intervenant auprès des adolescent(e)s et jeunes. Il a ajouté que près d’une structure sur 10 était un centre d’écoute pour les jeunes et moins d’une structure sur 10 était des espaces de rencontre pour jeunes, des Maisons de jeunes et des cliniques sympas. Presque toutes les 276 structures contactées (97,5%) avaient une reconnaissance officielle dont deux tiers (65,7%) des documents de reconnaissance (récépissés) ont pu être vérifiés directement par les enquêteurs. Quatre structures sur 5 avaient un siège dont 34,8% d’entre elles étaient propriétaires de leur siège. Et plus de la moitié (52%) des centres ou espaces de rencontre pour jeunes était affiliée au ministère de la Santé. Après avoir recueilli, analysé et évalué les données du terrain, l’équipe de AfricSanté a formulé un certain nombre de recommandations. Il s’agit de la normalisation des centres, pour répondre aux normes et directives admises par les services techniques compétents.

Il y a également l’amélioration de la fréquentation des centres ou espaces de rencontre pour jeunes par une communication active pour faire connaître ces CJ, les services qui y sont offerts, et surtout l’accueil. En outre, il est ressorti l’élaboration d’un système de suivi-évaluation des Centres jeunes avec des indicateurs clairement définis qui pourraient être utilisés comme source de motivation du personnel (achat des performances). En réponse à ces recommandations, le SP/CNLS, Didier Bakouan a promis avec l’aide des partenaires, de tout mettre en œuvre pour améliorer l’image de ces centres d’écoute et d’espaces de rencontre des jeunes. Car a-t-il dit, ces sites sont les mieux adaptés pour atteindre plus de jeunes. Des actions qui cadrent avec la vision de CNLS, « une génération sans SIDA ».

Source : www.sidwaya.bf

Mariam OUEDRAOGO

mesmira14@gmail.com  



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