Des techniques culturales pour faire face aux changements climatiques

mercredi 7 mai 2014
par  Rosine, Sémablegné

Des techniques culturales pour faire face aux changements climatiques

Le Burkina Faso, à l’instar des autres pays du monde, vit au quotidien les effets néfastes des changements climatiques. Cela se manifeste par la hausse de la température, le décalage dans les calendriers climatiques (retard dans l’arrivée des pluies), l’irrégularité des pluies avec des périodes de sécheresse plus marquées et/ou plus fréquentes. L’impact de ce phénomène est d’autant plus fort que les agricultures familiales subissent aussi d’autres mutations de leur environnement à savoir, la dégradation des terres, la déforestation, l’érosion de la biodiversité et l’insuffisance de la ressource en eau.

Ainsi, les populations, exposées au risque de mauvaises récoltes récurrentes et d’amenuisement des ressources naturelles disponibles, ont développé avec l’aide des partenaires au développement, des stratégies de survie. Il s’agit de la pratique des techniques de collecte et de conservation de l’eau comme le zaï, les demi-lunes, l’utilisation des moyens de bord pour freiner le ruissellement et l’érosion tels que les branchages, les blocs de pierre et la technique de paillage. En effet, le zaï, les demi-lunes sont utilisés pour une exploitation optimale des terres à faible fertilité et de rétention de l’eau .La demi-lune est le fait de creuser un trou de 2 m de rayon et 15 à 20 m de profondeur.

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La terre recueillie est mélangée avec de la fumure organique. Pour ce qui concerne le zaï, il s’agit de petites demi-lunes d’une dimension de 20 à 25 cm. On apporte une poignée de fumier ou compost (600g/trou) et on attend les premières pluies pour semer. La technique du zaï permet de réaliser des performances agricoles. Selon les statistiques, on passe d’un rendement quasi-nul à des rendements grain d’environ 1400 kg/ha en situation de zaï simple et de 1800 kg/ha pour le zaï cordons pierreux. Le paillage consiste à laisser les tiges dans le champ après les récoltes jusqu’à la saison pluvieuse prochaine. Ces tiges serviront de résidus de culture qui fertilisent le sol. Avec ces techniques culturales, des milliers d’hectares de terres fortement dégradées ont été réhabilités surtout au Yatenga. Les rendements céréaliers augmentent d’une saison à une autre. « Le résultat est immédiat. Par exemple, en 2011, malgré la mauvaise pluviométrie, ma production agricole a été bonne », en témoigne Zacharia Guira, agriculteur du village de Ylou dans le Bam. Il est donc nécessaire et pertinent que les autorités en charge de l’agriculture renforcent l’accompagnement des producteurs afin de s’approprier ces techniques culturales pour booster la production agricole au Burkina Faso, ce malgré les aléas climatiques.  

 Fleur BIRBA

lafleuribiscuis@yahoo.fr



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