Allergie respiratoire

lundi 5 mai 2014
par  Rosine

Pollution atmosphérique et tabac sont les principaux facteurs aggravants de l’allergie. Mais d’autres facteurs, méconnus, existent...

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Yeux rouges et qui piquent, nez qui coule, démangeaisons et éternuements : le printemps est là et plus de 20% des Français souffrent d’allergie respiratoire. En augmentation depuis 30 ans, ces pathologies peuvent être invalidantes. Elles altèrent la qualité de vie et le sommeil pendant plusieurs mois. En cause : les pollens associés à des facteurs aggravant comme la pollution, l’existence de réactions croisées avec d’autres pollens ainsi que l’alcool ou l’orage, comme l’explique le Dr Marie-Laure Mégret Gabeaud, médecin allergologue et membre du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA).

Attention aux allergies croisées

Dans un aliment ou un pollen, il existe différentes parties composées de différentes protéines allergisantes. D’un aliment à un autre, d’un pollen à un autre et même d’un pollen à un aliment, on peut retrouver des protéines qui se ressemblent. Un individu allergique à une substance peut donc réagir à une autre si elles partagent des protéines semblables. « Le bouleau, par exemple, peut réagir de façon croiséavec d’autres pollens comme le noisetier mais aussi avec les pommes, les poires ou les fruits à noyaux tels que la pêche ou encore l’abricot », explique le Dr Marie-Laure Mégret-Gabeaud.

Par ailleurs, selon l’allergène du fruit à laquelle une personne est allergique les réactions peuvent être plus ou moins graves : démangeaisons au palais ou autour de la bouche, lèvres qui gonflent voire, le plus grave, un choc anaphylactique. Cependant, on peut se protéger en adoptant certains comportements : « selon le type d’allergène, cuire l’aliment suffit pour l’inactiver ou éplucher les fruits si la partie incriminé est la peau.

• Alcool et pollen : mauvais cocktail pour les allergiques

Consommer de l’alcool, notamment du vin rouge et du vin blanc, serait un facteur aggravant des rhinites et de l’asthme allergique d’après une étude suédoise publiée en janvier 2005 dans la revue Respiratory Medicine. Les chercheurs de l’université de Lund ont montré que plus de 3% des adultes rapportaient avoir des symptômes nasaux après avoir consommé de l’alcool. Le principal étant le nez bouché et les femmes étant plus touchés que les hommes. De plus, les personnes rapportant ces symptômes étaient plus susceptibles de souffrir de rhinites allergiques, d’asthme ou de bronchite chronique. Mais cela n’étonne pas le Dr Mégret-Gabeaud :

« Le vin est lui-même allergisant, car il est composé entre autres de plusieurs allergènes, dont le raisin et l’acide acétique. Par ailleurs, on sait que l’alcool augmente la perméabilité de la muqueuse intestinale aux allergènes, ils peuvent donc passer plus facilement. » Mais la spécialiste rappelle que le lien entre alcool et allergie reste un sujet de débat et les relations de cause-conséquences ne sont pas totalement définies.

• Le stress peut aggraver les symptômes allergiques

« Si le stress n’est pas à l’origine des réactions allergiques, il peut aggraver une crise allergique », admet le Dr Mégret-Gabeaud. D’ailleurs, des chercheurs américains de l’université de l’Ohio (États-Unis) ont montré que les personnes allergiques étaient plus stressées que les autres. Bien qu’aucun lien direct n’ait été démontré, les participants souffrant d’allergies ont rapporté que leurs symptômes avaient explosé lorsqu’ils avaient eu des journées très stressantes. Les chercheurs conseillent alors la méditation, d’éviter la cigarette et la caféine mais aussi de prendre le temps de se détendre. En un mot : prenez soin de vous !

Météo et allergie aux pollens

La météo joue un rôle déterminant dans le déclenchement du « rhume des foins ». Elle est responsable de la pollinisation, la quantité de pollen produit et sa dispersion car le vent transporte les pollens. Une belle journée ensoleillée rime souvent avec éternuements à répétition pour les personnes allergiques mais, on le sait moins, les orages augmentent aussi les réactions allergiques : « L’orage projette sur le sol les pollens ce qui les fractionne en petite particules allergéniques qui vont pouvoir atteindre les bronches », explique le Dr Mégret-Gabeaud. En atteignant les bronches, les pollens vont les irriter, provoquer une inflammation qui entraîne une crise d’asthme

Par ailleurs, si on dit souvent que la pluie ou le temps humide est une bonne nouvelle durant la pollinisation, en réalité, elle ne fait que la retarder. Alourdis par l’eau, le pollen tombe sur le sol non loin de sa plante d’origine mais une fois le soleil revenu, la plante relâche à nouveau son pollen.

• Des gestes simples au quotidien

Afin d’améliorer la qualité de l’air au domicile et se débarrasser des allergènes (pollens, poussières, acariens ou poils d’animaux) pour un petit moment, rien de mieux que le grand ménage de printemps. De façon quotidienne, ouvrir les fenêtres et aérer les literies au minimum un quart d’heure par jour permet de limiter le contact à l’allergène. Toutefois, en période de pollinisation, préférez la climatisation aux fenêtres grandes ouvertes. Dans la même logique, évitez les promenades à la campagne ou le sport en plein air, particulièrement lors des pics de pollution, car les particules fines exacerbent les symptômes allergiques.

Pour éliminer les pollens, il est aussi conseillé de se laver les cheveux souvent et notamment le soir. Changer les taies d’oreillers au moins tous les deux jours, vous évitera des quintes de toux ou une crise d’asthme nocturne.

« Il faut aussi bien suivre son traitement », rappelle le Dr Mégret-Gabeaud. Prescrit en en première intention, les traitements symptomatiques soulagent, comme leur nom l’indique, les symptômes et permettent de réduire l’inflammation... Mais ils ne sont efficaces que lorsqu’on les prend.

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