Promotion de l’élevage au Burkina Faso

vendredi 28 février 2014
par  Olivier Kima

La fauche et la conservation du fourrage pour booster la production

L’impact socioéconomique du secteur des ressources animales au Burkina Faso n’est plus à démontrer. L’élevage occupe, en effet, au moins 80% de la population active et constitue la première source de revenus pour la majorité de la population et la quatrième source des recettes d’exportation. Il offre également des avantages comparatifs sur le marché sous-régional ouest-africain. Cependant, le secteur de l’élevage demeure confronté à des contraintes de diverses natures parmi lesquelles la dégradation et la raréfaction des ressources naturelles, la réduction des parcours pastoraux.

Dans ce contexte, l’alimentation du bétail, particulièrement en saison sèche constitue une contrainte majeure à laquelle les éleveurs et le département des Ressources animales et halieutiques doivent faire face quotidiennement, afin d’assurer aux animaux une alimentation conséquente en vue d’améliorer leurs performances de production. Dans ce sens, la production du fourrage se révèle être une alternative à la problématique de l’alimentation du bétail.

Ce faisant, le ministère au plus haut niveau en a fait son cheval de bataille en inscrivant la production fourragère comme solution à la lutte contre l’insécurité alimentaire du bétail. Au cours des deux dernières années (2012/2013, 2013/2014), 170 et 200 tonnes de semences fourragères de diverses espèces (maïs, sorgho, niébé, mucuna, et soja) ainsi que 180 tonnes de Burkina phosphate ont gracieusement été mises à la disposition des producteurs pour susciter une meilleure production du fourrage et pallier cette insuffisance alimentaire du cheptel.

Dans le souci de sensibiliser les producteurs à constituer de stocks fourragers pour faire face à la période de disette constatée en saison sèche où les animaux sont peu productifs et vulnérables aux maladies diverses, le ministère en charge des ressources animales a lancé le concours « meilleurs producteurs de fourrage ». Ce concours qui est à sa première édition verra son dénouement au cours du premier trimestre 2014. D’ores et déjà l’on peut avouer que l’adhésion des producteurs à la pratique de production fourragère est totale. Toutefois, en plus des semences fourragères et des équipements de production, des sous produits agroindustriels ont également été mis à la disposition des producteurs. Malgré ces efforts, des difficultés subsistent et ne permettent pas l’atteinte effective des résultats. Parmi celles-ci l’on peut citer la non-maîtrise des techniques de fauche et surtout de conservation, la non-maîtrise des techniques de production de cultures fourragères, l’insuffisance des semences fourragères certifiées mises à la disposition des producteurs, l’insuffisance des équipements de production et l’insuffisance des infrastructures de stockage et de conservation de fourrages.

Des solutions pour résorber les difficultés

Ainsi pour accompagner les acteurs à mieux lutter contre l’insécurité alimentaire du cheptel, des mesures s’imposent. (…)

Par : Ministère des Ressources Animales et Halieutiques

Publication initiale le 4 février 2014



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