Outils de lutte contre les effets du changement climatique sur les écosystèmes marins et côtiers en Afrique.

mercredi 18 décembre 2013
par  Sémablegné

Une formation sur les changements climatiques pour 22 pays d’Afrique

Environ 26 représentants de gouvernements de 22 pays d’Afrique sont réunis mardi à Abidjan pour se former sur les outils de lutte contre les effets du changement climatique sur les écosystèmes marins et côtiers. La formation qui va durer trois jours vise à "intensifier la prise de conscience des gouvernements sur la nécessité d’appliquer des méthodes de gestion écosystémiques et communautaires permettant de réduire l’incidence du changement climatique", a-t- on appris auprès des organisateurs.

La formation, initiée en collaboration avec le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), réunit des participants issus de la zone de la Convention d’Abidjan, un espace qui s’étend de la Mauritanie à la côte occidentale de l’Afrique du Sud. Elle devrait "enrichir" les connaissances, "renforcer" les compétences et mettre à disposition des participants les outils nécessaires à l’application des mesures d’adaptation aux changements climatiques en insistant sur le concept "d’adaptation écosystémique". Cette approche, selon Abou Bamba, coordonnateur de la convention d’Abidjan, renforce les capacités des populations et des communautés pour leur permettre de s’adapter aux répercussions du climat sur leur milieu de vie et de travail et ainsi accroitre la résilience pour qu’elles puissent continuer de travaille

. Pour lui, avec cette approche, "il s’agit d’assurer la stabilité sociale et politique". "L’adaptation écosystémique sous-tend la capacité des personnes à s’adapter au changement et à se réorganiser pour ainsi pouvoir travailler afin d’assurer la stabilité sociale et politique", a expliqué M. Bamba. "L’accroissement des populations côtières a provoqué une sur-utilisation des ressources côtières, ce qui est à l’origine de la dégradation de la qualité de l’eau et de la végétation terrestre des zones côtières, de la pêche intensive et des aménagements côtiers comme les ports et les hôtels", a encore expliqué Abou Bamba. Il a assuré que l’adaptation écosystémique est "seule" en mesure d’offrir "des avantages aux communautés locales, notamment la sécurité alimentaire, le logement, la réduction des risques, de l’eau douce et des médicaments et des services locaux de régulation climatique".

Source : www.notreAfrik.com