Note d’information sur la lutte contre la fistule obstétricale

lundi 11 novembre 2013
par  Sémablegné

L’apport des artistes-musiciens sollicité

La Fondation Rama a organisé, le jeudi 7 novembre 2013 à Ouagadougou, une journée de sensibilisation et d’information au profit des artistes-musiciens à la fistule obstétricale. L’activité vise à permettre aux hommes du show-biz de contribuer de façon significative, à la lutte contre la maladie au Burkina Faso. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la fistule obstétricale constitue une pathologie grave qui touche environ quatre millions de femmes en Afrique et en Asie. En effet, elles comportent une dimension socioéconomique à ne pas négliger, notamment ses conséquences sur les relations entre les sexes et les droits humains. C’est fort de ce constat que la Fondation Rama s’est engagée depuis 2006, dans la lutte contre ce problème de santé publique. Dans cette optique, en collaboration avec la direction de la santé de la famille et l’UNFPA, elle a regroupé le jeudi 7 novembre 2013, plus de 50 artistes-musiciens, en vue de les informer et sensibiliser à la fistule obstétricale. « Nous voulons donner le maximum d’informations sur la fistule aux musiciens du Burkina Faso, afin de leur permettre de contribuer de façon significative, à la lutte », a martelé la coordonnatrice de la Fondation Rama, Rasmata Kabré, à l‘ouverture des travaux. Elle a aussi souligné que l’objectif est d’obtenir un engagement des artistes à contribuer au « combat », mais aussi de mobiliser des ressources matérielles et financières pour la cause, car la fistule entrave l’émancipation de la femme et de ce fait, le développement du pays. « Quand on parle de fistule obstétricale, nous sommes tous interpellés, car c’est une maladie qui fait souffrir beaucoup de femmes », a confié la marraine de la cérémonie, la députée Pauline Traoré, pour justifier son adhésion à l’initiative. Selon elle, la fistule constitue un mal caché qui fait perdre la dignité de la femme et « ne doit pas être la préoccupation des acteurs de la santé et des partenaires seulement ». C’est pourquoi, la marraine a espéré que les artistes, à travers leur voix, vont pouvoir contribuer à éradiquer le mal au Burkina Faso.

Le rôle de l’artiste

Le représentant des artistes-musiciens, Bamos Théo, pour sa part, s’est réjoui de l’initiative de la Fondation Rama qui vise à les informer des méfaits de ce problème sanitaire. « Cette journée confirme le rôle de l’artiste-musicien qui est de sensibiliser la population, à travers ses œuvres », a affirmé Bamos Théo. Dans cette lancée, il a confié qu’une caravane d’information sur la fistule obstétricale va être organisée dans les prochains jours dans les différentes localités du Burkina Faso, avec une soirée de gala en apothéose pour récolter des fonds de soutien à la fondation. En outre, il a dit la volonté des artistes-musiciens de réaliser une œuvre musicale dans plusieurs langues locales sur la thématique de la maladie. « Nous n’avons pas de moyens, mais nous avons la volonté d’accompagner les acteurs de la lutte, afin d’éradiquer ce mal dans notre pays. Nous nous engageons donc, à mener jusqu’au bout, ce combat », a avoué le représentant des artistes. Le communicateur et spécialiste de la maladie, Dr Moussa Guiro, a fait savoir que la fistule est une maladie que l’on peut prévenir, mais aussi guérir. De ce fait, les échanges avec les musiciens vont concerner les moyens de prévention et de guérison existant au Burkina Faso. Il va s’agir aussi, de leur inculquer les stratégies de réintégration des femmes malades et marginalisées dans leurs communautés respectives. « Nous attendons donc, que les artistes nous aident à sensibiliser la population, afin de l’amener à fréquenter les formations sanitaires, notamment les femmes enceintes », a-t-il laissé entendre. La Fondation Rama, reconnue officiellement en 2010, accompagne les femmes victimes de fistule obstétricale pour des interventions chirurgicales et leur réinsertion sociale. Elle accueille chaque année, en moyenne, 100 femmes qu’elle soutient, à travers des activités génératrices de revenus comme le tissage et la fabrication de savon.

Joseph HARO ; Sandrine NOMBRE

Source : www.sidwaya.bf


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