Politiques de l’eau et de l’assainissement en Afrique : Des recommandations pour un changement significatif

jeudi 7 novembre 2013
par  Sémablegné

L’accès à l’eau et à l’assainissement pour tous fait partie des Objectifs du millénaire pour le développement, mais ce droit est loin d’être acquis sur le continent africain. C’est ce qui a poussé l’Agence panafricaine intergouvernementale de l’eau et l’assainissement pour l’Afrique (EAA), acteur-clé dans le domaine, à entreprendre une large étude consacrée à l’assainissement basé sur la demande. Les résultats ont été présentés et discutés lors d’un atelier de restitution qui se tient à Ouagadougou les 6 et 7 novembre 2013. La rencontre doit aboutir à des recommandations à destination des décideurs en vue de la mise en œuvre de politiques efficaces.

Ce sont huit pays africains qui ont été concernés par l’investigation lancée en 2012 par l’Agence panafricaine intergouvernementale de l’eau et l’assainissement pour l’Afrique (EAA) par le biais du groupe Think Tank Africain sur l’Assainissement : l’Ethiopie, le Ghana, le Kenya, le Mali, le Nigeria, la Sierra Leone, l’Ouganda et la Zambie. Cette étude, soutenue par la Fondation Bill & Melinda Gates, a évalué la mise en œuvre de l’Assainissement basé sur la demande (ABD) dans les 8 pays. JPEG - 40.6 ko La démarche de l’ABD consiste à « sensibiliser les habitants aux risques qu’ils encourent s’ils continuent de se soulager dans la nature, sans système d’assainissement », a expliqué le représentant régional de l’EAA pour l’Afrique de l’Ouest, Yéréfolo Mallé. Celui-ci est venu à Ouagadougou pour participer à l’atelier de restitution et de validation des résultats de l’étude qui se tient les 6 et 7 novembre 2013. La rencontre réunit à une même table : décideurs politiques de différents pays et professionnels du secteur, dans le but d’améliorer les politiques d’assainissement en Afrique.

Ce qui ressort de l’étude menée par EAA, ce sont d’abord les progrès réalisés : la part de la population pratiquant la défécation à l’air libre entre 1990 et 2011 aurait ainsi diminué dans tous les pays concernés par l’enquête, excepté la Sierra Leone. Des avancées qui sont notamment dues à l’adoption de l’ABD dans les politiques nationales et à un engagement des communautés locales.

Cependant, ces progrès ne doivent pas masquer les obstacles auxquels se heurtent les projets d’assainissement. Aussi, dans la série « d’éléments contraignant pour la durabilité de l’ABD » listés dans l’étude, on trouve :

- le manque de matériaux,

- la destruction des ouvrages par les termites et les intempéries,

- les difficultés de financement du fait, par exemple, du chevauchement de plusieurs ministères se partageant le secteur.

Autant d’éléments qui freinent la diffusion de l’ABD et qui doivent être examinés lors de cet atelier de restitution, au cours duquel les participants sont appelés à débattre et à formuler des recommandations pour la mise en œuvre de politiques efficaces. Cette « plateforme d’échange », selon les termes du représentant du secrétaire exécutif de l’EAA, Zachari Bouraima, devrait donc permettre « d’identifier les lacunes, d’impulser l’innovation et les meilleures pratiques dans le secteur de l’assainissement ». Et ce, afin de « déclencher un changement significatif ».

Maëlle Robert

Source : www.lobservateur.bf


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Premier stage

Le premier stage en EDD a lieu du 26 au 30mars 2012 à Ouagadougou.