Plus d’agriculture, plus de terre et moins de biodiversité…

lundi 28 octobre 2013
par  Jean Kafando, Rosine

Plus d’agriculture, plus de terre et moins de biodiversité…

Depuis l’avènement de l’agriculture, il y a près de dix mille ans, les populations du monde en demandent davantage en termes de production alimentaire. Ces demandes ont provoqué l’expansion des terres agricoles et le développement des technologies et des cultures de plus en plus efficaces avec de meilleurs rendements.

Toutefois, l’intensification de l’usage des terres dans plusieurs cas, diminue les ressources naturelles de façon non durable. Si les ressources extraites d’un écosystème excèdent le taux pouvant être généré sur une longue période, le système entier peut perdre ses fonctionnalités et finir par se dégrader complètement.

Il est clair que l’usage non écologique du sol est en grande partie responsable de la menace qui pèse sur la biodiversité. L’impact le plus pertinent de l’usage du sol sur la biodiversité est la dégradation des habitats, la fragmentation et la conversion des habitats naturels en zones cultivables. Toute exploitation d’un écosystème pourrait dégrader la qualité de l’habitat et par conséquent, diminuer les conditions de vie des espèces particulières.

Il est évident que la tendance actuelle de croissance de la population humaine et la demande en nourriture et en ressources naturelles augmenteront encore dans le futur. Puisqu’il est impossible de prédire les changements qui surviendront de manière particulière, différents scénarii ont été développés en supposant de possibles développements économiques et sociétaux à venir dans le siècle prochain. Les exemples pris ici font référence au scénario des « Marchés préférentiels », selon lesquels le monde entier devrait adopter les valeurs et attentes du développement axé sur le marché qui prédomine actuellement dans les pays industrialisés. Ce même scénario prévoit que la croissance de la population africaine qui était de 800 millions de personnes en 2000, va croître à plus de 1,9 milliards en 2050. Ceci va entraîner une demande croissante en nourriture et par là même, une augmentation des productions agricoles et animales. Le taux de productivité élevé généré par l’intensification de l’utilisation des sols ne peut que partiellement compenser cette demande. Il y aura une grande demande de zones supplémentaires précédemment non utilisées, elles seront converties en terres cultivables et parcours naturels. Au Burkina Faso, dans la région soudanienne, on s’attend à une conversion des savanes arborées et arbustives en fermes d’élevage. Le surpâturage dans ces zones arides constitue une menace qui pourrait entraîner une baisse significative de la diversité végétale. Le développement durable de l’Afrique de l’Ouest fait face donc à des défis substantiels à cause de la croissance de la population humaine, de l’intensification de l’utilisation des terres et du changement climatique. Les objectifs de conservation de grande valeur ont besoin d’être identifiés et mis en application en vue de diminuer le conflit de conservation pour freiner la menace durable qui pèse sur la biodiversité. Ce défi ne peut être relevé que par la création d’une conscience publique à travers une éducation appropriée et un renforcement des capacités, en plus du développement et de la mise en application des décisions politiques au niveau communal, national et international.

Raphaël KAFANDO

Source : www.sidwaya.bf


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