Menaces sur les barrages n° 1, 2 et 3 de Ouagadougou : la forêt classée de Bangr-weogo risque de disparaître

vendredi 23 août 2013
par  Jean Kafando, Rosine

L’association des journalistes pour la protection de l’environnement dénommée « Média’ vert » en collaboration avec l’Agence de l’eau du Nakanbé (AEN) a organisé, le jeudi 25 juillet 2013 à Ouagadougou, une conférence-débat avec les hommes de médias. Tenue sur le thème : « Barrages n°1, 2 et 3 de Ouagadougou : 50 ans après, état des lieux et perspectives », cette rencontre a eu pour objectif d’informer les populations sur l’état actuel des barrages et de proposer des solutions pour la préservation de ces retenues d’eau.

Réalisés dans les années 1960 pour l’approvisionnement en eau potable de la ville de Ouagadougou, les barrages n°1, 2 et 3 constituent l’un des poumons écologiques de la capitale burkinabè. Ces dernières années, ces retenues d’eau sont de plus en plus soumises à la pression croissante des activités humaines telles que le maraîchage, le lavage des véhicules, les « maquis », etc. Ce qui contribue à l’envasement et à la pollution de ces barrages. Face à ce constat, l’association des journalistes pour la protection de l’environnement « Média’ vert » en collaboration avec l’Agence de l’eau du Nakanbé (AEN) a tenu le 25 juillet dernier à Ouagadougou, une conférence-débat sur le thème : « Barrages n°1, 2 et 3 de Ouagadougou : 50 ans après, état des lieux et perspectives ». Deux communications ont animé ce débat à travers les thèmes « Agressions et menaces sur les barrages n°1, 2 et 3 de Ouagadougou » présentée par Dibi Millogo, directeur général de l’Agence de l’eau du Nakanbé et « Quelles perspectives de financement pour la protection des ressources en eau : cas des barrages n°1,2 et 3 de Ouagadougou » débattue par Maxime Somda de l’Union internationale pour la conservation de la Nature (UICN). M. Millogo a cité entre autres agressions faites sur ces retenues d’eau, les dépôts d’ordures ménagères sur les berges, l’émission d’eau usée et l’installation de bars, maquis, restaurants ou garages autour de ces cours d’eau. « Par conséquent, on assiste à une pollution de l’eau qui pourrait nuire à la santé des consommateurs, l’eutrophisation des eaux par l’invasion de la jacinthe d’eau sur l’ensemble de ces retenues et même un risque de disparition de ces barrages ainsi que de la forêt classée Bangr-weogo », a-t-il souligné. Face à cette situation, à entendre M.Millogo, l’AEN a entrepris des actions. Il s’agit de promouvoir une utilisation rationnelle des ressources en eau, de lutter contre la pollution et la protection des milieux aquatiques en organisant des campagnes d’information et de sensibilisation. Et M. Somda d’appuyer qu’une loi d’orientation relative à la gestion de l’eau a été mise en place depuis 2001. Elle est basée sur le principe préleveur/payeur et pollueur/payeur, qui consiste à imposer des taxes aux usagers de ces barrages. Mais à l’écouter, « l’AEN est chargée de recouvrer ces finances mais les préleveurs et pollueurs ne respectent pas leurs engagements ».

Le directeur général de l’AEN a fait savoir qu’en plus de participer à l’approvisionnement en eau potable de la ville de Ouagadougou, ces barrages favorisent la survie de la forêt classée du Barrage de Ouagadougou (260 ha). Ces retenues d’eau jouent également un rôle de recharge de la nappe phréatique, une zone tampon qui nous préserve des inondations, un rôle touristique et permet le développement d’activités sportives. Quant au président de "Média’ vert", Georges Sawadogo, il a déclaré que l’objectif de son association à travers cette rencontre est d’apporter leur pierre en tant que journalistes pour la protection de la ressource en eau et de tirer la sonnette d’alarme sur la situation des barrages de Ouagadougou. « Média ‘vert » est une association professionnelle de journalistes et de communicateurs qui a vu le jour le 12 décembre 2012. Elle poursuit les objectifs tels que, impliquer les médias burkinabè dans le débat national et international sur la protection de l’environnement, informer, sensibiliser l’opinion publique aux enjeux environnementaux au Burkina et dans le monde et rendre disponibles les informations sur l’environnement et le développement durable.

RAPHAE KAFANDO et Fleur BIRBA

Source : www.Sidwaya.bf



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