Réchauffement climatique • La fin du pétrole ?

vendredi 12 juillet 2013
par  Rosine

Une vie sans pétrole

La fin du pétrole commence déjà à se profiler. Or l’or noir est omniprésent dans nos sociétés, des transports à l’industrie en passant par les produits de la pétrochimie, notamment le plastique. Il va pourtant falloir apprendre à s’en passer. Mais à quoi ressemblerait une société sans pétrole ?

Notre civilisation est avant tout celle du pétrole. Celui-ci constitue le premier secteur économique mondial, il est présent partout autour de nous, que ce soit dans les transports, l’industrie ou les produits chimiques dont il fournit la matière première, des plastiques aux pesticides agricoles. La raréfaction des ressources et l’augmentation des prix qui en résulte vont pourtant considérablement changer la donne : il va falloir s’habituer à vivre sans pétrole, ou tout du moins, dans un premier temps, en restreindre sérieusement l’usage. Un défi qui implique à la fois une transformation en profondeur de nos comportements, et une révolution technologique qui n’en est encore qu’à ses balbutiements...

Transports : moins vite, moins loin

Lorsqu’on parle de pétrole, le premier usage qui vient à l’esprit est celui des transports. En matière d’automobile, aucune des solutions de substitution envisagées jusque là ne permet d’obtenir des résultats comparables. Soit pour des raisons de prix (pile à combustible alimentée en hydrogène), soit pour des motifs écologiques : même en y consacrant toutes les surfaces agricoles de la planète, les agrocarburants ne suffiraient pas à répondre aux besoins actuels. Il va donc falloir réduire les distances parcourues, et opter pour de nouveaux modes de déplacement. Du vélo pour les courtes distances, au train pour les plus longs trajets...

Cette révolution va entraîner celle de l’urbanisme. Les villes vont devoir être repensées pour favoriser la proximité : fini l’étalement urbain et ses métropoles tentaculaires. En contrepartie, on respirera mieux ! Le télétravail est sans doute également appelé à se développer.

Autre victime toute désignée du déclin des hydrocarbures, le transport longue distance, qu’il soit aérien ou maritime. Du fait de l’augmentation des prix du carburant, la délocalisation de la production industrielle ou agricole va cesser d’être rentable. Aujourd’hui, la plupart des produits que nous consommons effectuent en effet un circuit complexe avant d’atterrir dans notre caddie. Idem pour le tourisme : seuls les plus fortunés pourront continuer d’aller chercher le beau temps à l’autre bout du monde. Pour les autres, la redécouverte de nos régions est à l’ordre du jour...

Industrie et habitat : plus d’efficacité

Deux autres secteurs se révèlent particulièrement gourmands en pétrole : l’industrie et l’habitat. Les combustibles produits à partir de l’or noir sont en effet employés dans de nombreux domaines, des cimenteries aux verreries en passant par la production d’électricité. Celle-ci est permet à son tour de chauffer les bâtiments, qu’ils soient collectifs ou appartiennent à de simples particuliers.

Pour l’ensemble de ces usages, le principal mot d’ordre est celui d’une meilleure efficacité énergétique. Afin d’optimiser celle-ci, deux directions sont envisageables : réduire les pertes, favoriser l’autosuffisance. Une meilleure isolation des bâtiments, une rationalisation des processus de production contribueront à la première. La recherche aura aussi son mot à dire. Par exemple, des procédés de réfrigération magnétique sont actuellement à l’étude en ce qui concerne la chaîne du froid. Une innovation qui permettrait en même temps de mieux respecter l’environnement !

L’autosuffisance représente un programme encore plus ambitieux : il s’agit de produire ses propres ressources à partir d’énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse...). Avec pour ultime horizon un bilan énergétique négatif, c’est-à-dire la capacité à produire davantage d’énergie qu’on n’en consomme.

Produits dérivés : vers la chimie verte ?

Dernier usage du pétrole, mais non des moindres, tous les produits issus de la pétrochimie : plastiques, isolants, caoutchoucs synthétiques, solvants (encres, peintures, colles), détergents, pesticides...

Dans ce domaine, l’avenir appartient en grande partie à la chimie verte. Celle-ci ne doit pas être confondue avec la chimie végétale, qui travaille uniquement à partir de plantes. La chimie verte peut aussi employer d’autres matériaux, avec un double objectif d’efficacité (utiliser moins d’atomes, obtenir un meilleur rendement énergétique) et de respect de l’environnement (procédés moins nocifs, analyse en temps réel des pollutions émises...).

La chimie végétale entre donc dans ce processus, mais non exclusivement. L’exemple le plus fameux est celui des sacs en plastique fabriqués à partir de maïs. Seul problème, les cultures risquent d’empiéter sur celles destinées à la satisfaction des besoins alimentaires. Une société sans pétrole requerra aussi d’arbitrer entre différents choix...

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