Filière semencière du Centre

mercredi 26 juin 2013
par  Sémablegné

Filière semencière du Centre

Les acteurs perfectionnent leurs capacités de communication Le Fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a organisé du 20 au 22 juin 2013 à Pabré, un atelier de concertation des acteurs de la filière semencière du Centre sur la communication. Il s’est agi de renforcer les capacités de communication des différents acteurs de la filière.

Le Burkina Faso est un pays majoritairement agricole. Le secteur primaire, constitué par l’agriculture et l’élevage, emploie entre 80 et 85% de la population active. L’avenir du Faso dépend donc de ce secteur. C’est fort de ce constat que le Fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), s’active à renforcer les relations entre les acteurs de la filière. En effet, la FAO a initié les 20, 21, et 22 juin 2013 à Pabré, un atelier de concertation des acteurs de la filière semencière du Centre sur la communication. Il a pour objectif de renforcer les capacités de communication des acteurs intervenant dans le secteur. Ainsi, producteurs semenciers, inspecteurs semenciers, commerçants d’intrants, transformateurs, distributeurs etc. ont travaillé en atelier pendant trois jours. Selon l’ingénieur agronome spécialiste en formation, vulgarisation à la FAO Burkina Faso, Richard Simbiri, en sus de solutionner le déficit de communication diagnostiqué en 2012, l’atelier a été une occasion pour sensibiliser les acteurs à la loi réglementaire du secteur des semences. Afin que les acteurs impliqués sachent ce qui relève de leurs compétences et ce qui ne l’est pas. Pour atteindre ces objectifs, l’atelier a consisté à des travaux de groupes sur les méthodes d’information et de communication dans la filière des semences, sur la recherche de partenariat et à des présentations de travaux de groupe suivis de discussion. Il y a eu aussi des analyses de résultats des travaux de groupe par le facilitateur suivi de discussion et d’échange d’expériences.

Développer des stratégies de plaidoyers

Selon le facilitateur des concertations, Pr Serge Théophile Balima, les semences améliorées sont un secteur nouveau et la loi sur la réglementation de la filière semencière est peu connue, ce qui nécessite beaucoup de communication. C’est pourquoi, « Nous avons amené les acteurs à la base à répertorier les outils de communication existant à leur portée et nous leur avons expliqué comment on peut utiliser chaque outil dans leur contexte à eux », a déclaré le facilitateur. Selon lui, une autre dimension de la formation a consisté de les amener à mieux organiser leur communication. En développant, par exemple, des stratégies de plaidoyer, de recherche et de gestion des partenariats. En ce qui concerne « la vulgarisation de la législation semencière, de façon didactique, nous avons déterminé leurs besoins de formation sur la loi et avec les spécialistes, nous avons partagé les explications. Et nous pensons que les participants repartent avec une meilleure connaissance de la loi », a-t-il laissé entendre. Selon l’ingénieur en production de semences, Mme Léonie Ouédraogo, les ingénieurs ont apporté des éclaircissements sur les techniques de production des semences. « Nous avons appris également des connaissances et nous allons mieux accompagner les acteurs à la base », a-t-elle déclaré. La représentante des transformatrices, Mme Delphine Kielwasser, a confié qu’elle a eu plus de connaissances en matière de plaidoyer, de communication et de relation entre les producteurs semenciers et les partenaires techniques et financiers. « Je suis satisfaite. C’est au cours de cet atelier que j’ai connu les producteurs semenciers. Nous pouvons travailler ensemble et avec leur expérience, je vais produire des produits de qualité », s’est-elle réjouie. Pour le président de l’Union régionale des producteurs semenciers du Centre, Mahamoudou Ouédraogo, la formation a été très bénéfique. « On a déjà eu des formations, mais cette dernière est spéciale car les formateurs étaient de qualité. Elle va nous permettre de conduire nos membres vers la professionnalisation », a-t-il apprécié. M. Ouédraogo a assuré que les outils et les connaissances dont ils ont bénéficiés seront transmis à tous les membres de l’association, représentés à cet atelier. A en croire les organisateurs, l’atelier de concertation du Centre a marqué la fin de la série d’ateliers organisés par la FAO dans les 13 régions du Burkina.

Ibrahima TRAORE (Stagiaire)

Source :www.sidwaya.bf


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