Le péril du plastique au Burkina

samedi 20 avril 2013
par  Olivier Kima

La capitale, les villes moyennes et même les petits villages du Burkina sont menacés par le péril du plastique (sachets noirs, sachets d’eau minérale,…). Cela dérange à peine, tellement tout semble normal dans cet environnement pollué.

Au-delà des populations qui ne voient pas venir le danger, les dirigeants qui manquent de bonnes initiatives et les partis dits écologiques qui n’ont d’écologique que leurs appellations, la question reste posée. Faut-il laisser la catastrophe se produire avant de réagir comme toujours en Afrique ? Voici une réflexion des plus actuelles, qui mérite qu’on s’y penche comme au Nord et même comme l’ont déjà fait certains rares pays du continent noir.

Le Burkina « plastifié »

Si l’on attend la réaction des responsables du département de l’environnement, il faudra attendre encore longtemps. Ils ont pris des initiatives, mais est-ce les bonnes ? Il y a quelques mois, le département a eu l’idée « lumineuse » de racheter le plastique ramassé… « C’est bon, mais c’est pas arrivé », comme on dit au Faso. Nous croyions à l’époque qu’il s’agissait du début d’une mesure qui aurait eu des suites. Aucune évaluation n’a été faite ni partagée avec le grand public. Une mesure ;, aussi petite soit-elle et qui donne un rôle à jouer aux populations, mériterait d’être rendue publique, du moins, ses résultats. Silence et on passe. Une occasion ratée pour ce département qui regorge d’intellectuels formés, qui font certainement des propositions intéressantes, mais qui manquent d’être discutées avant d’être vulgarisées.

Quelques années plus tôt, les reboisements étaient légion et l’impact est ressenti jusqu’au aujourd’hui par les générations actuelles. Que ferons-nous pour nos successeurs ? Allons-nous leur laisser des zones totalement désertiques avec du plastique enfoui dans le sol et même le sous-sol ?

Jetez un coup d’œil autour de vous et vous verrez que le phénomène est réel et qu’il prend de l’ampleur chaque jour. Dans l’ensemble du pays, les ménagères qui, il y a quelques années, étaient fières d’aller au marché avec un sac traditionnel, l’ont abandonné tout simplement pour s’en remettre aux sacs plastiques. Tout est vendu dans des sacs plastiques de couleur noire en général et c’est là le pire. Demandez aux experts combien de temps le sac plastique met-il pour se détériorer des centaines d’années. La nocivité d’un produit pour l’environnement dépend largement de sa durée de vie. La durée de dégradation d’un sac plastique est estimée entre 100 et 400 ans. Il fait partie des polluants les plus persistants. Il pose d’énormes problèmes, arrivé au stade de déchet, car il n’est pas biodégradable. Il faut également prendre en compte l’autre versant du problème : la pollution des terres et des mers. Combien d’animaux sont morts dans nos pays pour avoir ingéré des sacs plastiques ? Une étude devrait être menée pour montrer l’ampleur du problème au Faso.

Source autorisée : lefaso.net



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