Fiche d’information sur la protection des personnes mobiles et des réfugiés.

vendredi 23 novembre 2012
par  Yendilo fimba

LA PROTECTION DES PERSONNES MOBILES ET DES REFUGIES

Catastrophes naturelles, guerres, modes de vie, activités diverses peuvent conduire des personnes à vivre dans des zones où la transmission du paludisme est plus régulière et plus élevée : réfugiés, travailleurs, travailleurs forestiers, mineurs, mais aussi expatriés de retour au pays ou citadins en vacances à la campagne. Dans ces nouvelles conditions, leur semi-immunité peut alors se révéler insuffisante pour les protéger, ce qui les expose à des risques accrus.

1. LES PERSONNES MOBILES

-  Les personnes passant d’une zone de paludisme stable à une autre

Même si la prémunition est partielle et spécifique à certaines souches de parasites, elle suffit à protéger les personnes mobiles des accès graves (exemple d’un Gambien arrivé au Congo). Il n’y a  » » » » Pas de mesure de protection particulières

- Les personnes qui passent d’une zone de paludisme instable à une zone de paludisme stable

Les personnes qui passent d’une zone de paludisme instable à une zone fortement urbanisée et venant résider dans une zone de paludisme stable ont une immunité insuffisante dans ce nouvel environnement et courent de véritables risques.

 » » » » Usages systématique de moustiquaire imprégnée, consultation immédiate en cas de fièvre ;

Deux exemples :  » Les citadins en zones très urbanisées retournant ponctuellement au village : paludisme urbain est paludisme stable  » Les populations montagnards descendant dans les plaines rurales : paludisme instable vers paludisme stable.

- Les personnes revenant d’une zone sans paludisme à une zone de paludisme stable

Un sujet originaire d’une zone d’endémie qui y revient après avoir passé plusieurs années dans une zone sans paludisme est devenu un sujet neuf, aussi peu protégé qu’un expatrié du Nord. La situation est d’autant plus risquée que ces personnes ont rarement conscience de la disparition de leur immunité et prennent difficilement conscience des risques qu’elles encourent.  » » » » Adoption de techniques utilisées pour les sujets neufs comme la chimio prophylaxie, la sensibilisation forte sur les risques encourus.

2. LA PROTECTION DES SUJETS NEUFS

Toute organisation peut être amenée à pourvoir la protection de personnes non immunes (venues de membres expatriés du Nord par exemple) Plusieurs moyens de protection existent :
-  La Chimio prophylaxie  : mesure prioritaires, surtout pour les personnes séjournant en zone d’endémie pour une période de moins de six mois
-  Moustiquaire imprégnée  : Insister sur l’insuffisante protection de la climatisation
-  Diffuseurs et bombes insecticides  : plus commodes que la moustiquaire, ils peuvent la remplacer dans une chambre dont les portes et les fenêtres peuvent être hermétiquement fermées ;
-  Sprays répulsifs  : pour la peau et les vêtements. Ils constituent la seule mesure de protection contre les piqûres à l’extérieur une fois la nuit tombée.

Ces sujets doivent naturellement faire l’objet d’une prise en charge immédiate en cas de fièvre.

- La protection des réfugiés

La vulnérabilité accrue des populations déplacés (voir partie précédente), l’absence ou l’effondrement du système de santé et le manque de ressources humaines et financières font souvent du paludisme, la première cause de mortalité dans les camps de réfugier en Afrique.

Ces camps sont fréquemment touchés par des épidémies, notamment lorsque l’immunité naturelles des populations réfugiées est faible.  » » » » Les mesures à prendre pour protéger un camp de réfugiés rejoignent donc celles recommandées pour prévenir et combattre une épidémie.


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Le premier stage en EDD a lieu du 26 au 30mars 2012 à Ouagadougou.