Fiche d’information sur l’état des lieux de l’enseignement en RD Congo.

mercredi 31 octobre 2012
par  Sémablegné

Etat des lieux de l’enseignement en RD Congo

Après avoir remporté la bataille de la "quantité" en ouvrant ses portes aux enfants congolais, l’école congolaise doit encore relever le défi de la "qualité" de son enseignement, dont les performances sont jugées les plus faibles de la planète. Deux chiffres planent avec insistance sur les débats : sur 100 élèves, seuls 50 parviennent à terminer leur cycle primaire et surtout, à peine 20 maîtrisent réellement les apprentissages fondamentaux (lire, écrire, calculer et raisonner pertinemment).

Les petits efforts pour élargir l’accès à l’éducation ne s’accompagnent des mêmes efforts en termes de qualité, mais surtout les enfants non scolarisés sont encore trop nombreux. Les causes de cet échec sont multiples. Certaines sont clairement identifiées, de la mauvaise politique de l’éducation au manque de planification efficace, des infrastructures, du matériel pédagogique, en passant par la faiblesse des ressources affectées à l’éducation par les Etats et au mauvais fonctionnement. JPEG - 16.9 ko

Certaines sont évidentes. "La pauvreté, qui ne permet pas à une large part de la population de scolariser les enfants, mais surtout à l’Etat d’allouer les fonds nécessaires à la réhabilitation et à l’équipement adéquat, les conflits, la mauvaise gouvernance constituent des obstacles à un enseignement de qualité, etc. D’autres sont liées à l’héritage colonial. "Beaucoup d’enfants ne découvrent la langue d’enseignement que lorsqu’ils entrent à l’école".

Certaines études montrent que les résultats des enfants sont s’améliorent lorsque l’école est dispensée dans la langue maternelle. D’autres causes enfin restent à cerner, elles concernent la disponibilité et la qualité des enseignants en termes de satisfaction et de motivation professionnelles mais aussi en termes de professionnalisme et leadership scolaire.

Certaines solutions sont donc connues. Les résultats prometteurs de nombreux établissements bien organisés et bien gérés qui fonctionnent à merveille avec des bons rendements, mais aussi des projets ou expériences tentés aux quatre coins du continent l’ont prouvé : au Malawi, la suppression des droits de scolarité a fait faire un grand bond aux inscriptions de nouveaux élèves, notamment parmi les plus pauvres ; au Mali et en Zambie, le taux de réussite des élèves scolarisés dans les écoles bilingues a progressé de façon spectaculaire. Mais, de l’avis général, des efforts considérables doivent encore être accomplis pour commencer à redresser la barre, de la part du gouvernement comme des bailleurs de fonds. Notre Etat doit s’engager plus et surtout mieux en faveur de l’éducation. Il doit déterminer ce qui est essentiel pour une éducation de qualité. Il faut aussi relever le défi du nombre, au regard des tas des enfants de la rue, des enfants scolarisables mais non scolarisés, de la faible capacité d’accueil dans l’enseignement supérieur et universitaire, je suis inquiet et effrayé. Comment peut-on se permettre un tel gaspillage dans un monde où les pays développés ne cessent de nous montrer la valeur du travail en comptant les chômeurs ? Comment peut-on se permettre un tel gaspillage des ressources humaines en parlant de développement ? On doit se mobiliser pour une véritable éducation de masse dans notre pays. L’éducation n’est pas un luxe, c’est un droit pour tout enfant. Les chiffres que vous verrez doivent réveiller votre conscience, vous inciter à agir en faveur d’un grand projet de l’éducation pour tous les enfants congolais.

Source : pygmalioneducation.free.fr


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