Fiche d’information sur la conséquence des conflits armés sur l’éducation.

mercredi 31 octobre 2012
par  Jean Kafando, Yendilo fimba

Les conflits armés minent l’éducation de 28 millions d’enfants

Sur 67 millions d’enfants non scolarisés dans le monde, 28 millions (42 %) vivent dans des pays pauvres touchés par un conflit. C’est l’une des importantes conclusions du Rapport mondial 2011 de suivi sur l’Éducation pour tous de l’UNESCO paru aujourd’hui, qui s’est penché sur la question de l’éducation dans les pays en guerre.

Les conflits armés, faut-il le rappeler, sont des facteurs aggravants pour l’éducation. Mais dans son rapport, l’UNESCO l’illustre en chiffres en montrant, par exemple, que les taux de scolarisation dans l’enseignement secondaire sont inférieurs de près d’un tiers dans les pays touchés par un conflit à ce qu’ils sont dans les autres pays en développement. Ce sont les filles qui, sans surprise, connaissent les retards de scolarisation les plus marqués.

Le rapport détermine quelques causes des retards de scolarisation dans les pays en guerre. Ceux-ci ne peuvent notamment pas assurer la protection des enfants ni offrir un soutien suffisant aux familles pour que les enfants puissent se consacrer à étudier plutôt qu’à travailler. Sans compter le fait qu’en raison des viols et des agressions qui sont monnaie courante dans un conflit, les enfants traumatisés ne sont pas aptes à aller à l’école.

Le rapport s’est également attardé à comparer les investissements en éducation de différents pays. Dans les pays en proie à des conflits armés, davantage de fonds publics étaient détournés de l’éducation au profit des dépenses militaires. Sur le lot des pays en développement, vingt et un pays — le Tchad et le Burundi en tête — ont dépensé plus pour leur armée que pour leurs écoles.

Les pays riches ne sont pas exempts de responsabilité, affirme la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. S’ils consacraient le montant de leurs dépenses militaires sur six jours à l’éducation, les objectifs de l’Éducation pour tous de l’UNESCO — qui a besoin de 16 milliards — seraient atteints.

Une lueur d’espoir malgré tout : un grand nombre de pays parmi les plus pauvres au monde ont néanmoins accru leur investissement en matière d’éducation. Depuis 1999, les pays à faible revenu, pris dans leur ensemble, ont fait passer de 2,9 % à 3,8 % la part du revenu national consacrée à l’éducation.

L’aide internationale aux pays en voie de développement ne privilégie pas nécessairement l’éducation. En 2009, l’aide humanitaire destinée à l’éducation s’élevait à environ 2 % du total de l’aide humanitaire.


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