Plaidoyer pour le maintien et la réussite des élèves à l’intention des pouvoirs publics et des ONG.

mardi 24 juillet 2012
par  Yendilo fimba

PLAIDOYER POUR LE MAINTIEN ET LA RÉUSSITE DES ÉLÈVES A L’ECOLE A L’INTENTION DES POUVOIRS PUBLICS ET DES ONG

La pertinence et l’efficacité d’un système éducatif se mesurent entre autre par le taux très faible de déperditions qu’il produit. Ces déperditions sont le corollaire d’une défaillance ou d’une inadéquation les différentes composantes d’un système scolaire. Avec des taux d’abandon de 14% au Bénin en 2008 ; de 12% au Niger en 2009, des taux de redoublement du 7,9 % au Sénégal en 2008 et de 5,7% au Niger en 2009, les différents systèmes éducatifs de l’Afrique Occidentale Francophone souffre d’une inefficacité inéluctable.

Le Plan Décennal de Développement de l’Education de Base (PDDEB) au Burkina Faso, le Plan Décennal de Développement de l’Education (PDDE) au Niger, ou le Plan National d’Action pour l’Education Pour Tous (PANEPT) au Bénin sont autant de Plans de développement des systèmes éducatifs dont toutes les actions tendent à faciliter l’accès à l’école, le maintien dans le système scolaire et à améliorer la qualité de l’éducation.

Aussi des reformes sont adoptées tout azimut dans les pays du Sud, afin d’être au rendez-vous du grand défi pour de 2015, celui d’atteindre l’éducation universelle. On assiste à une refonte des curricula, c’est-à-dire à des réorganisations de la programmation des activités d’apprentissage selon un nouveau parcourt éducatif. Cela regroupe l’énoncé des finalités, des contenus ainsi que des modalités et moyens d’évaluation des acquis des élèves.

On assiste également à une réorganisation des cycles de formation. Le Burkina Faso, afin d’assurer un cycle complet de formation aux enfants à la base, a rattaché le premier cycle de secondaire au primaire avec un passage automatique à l’intérieur de chaque division.

Mais ces reformes lorsqu’elles ne sont pas correctement appliquées, entrainent de nouveaux problèmes. Ainsi, au Niger et au Burkina Faso, les autorités de l’éducation n’ont toujours pas assuré la refonte des curricula. Or le découpage du cycle primaire en cours, accompagné d’un programme d’enseignement complémentaire qui devrait être l’aboutissement de ces refontes de curricula avec pour conséquence le passage direct dans la même division, se trouve déjà appliqué. Cette précipitation a pour conséquence, l’augmentation des taux de déperditions à la fin de chaque cycle au lieu de les réduire. On a donc l’impression que le système rame à contre courant des objectifs de l’éducation pour tous. Afin de minimiser ces déperditions scolaires, il est indispensable que les autorités de l’éducation des différents pays veillent à l’achèvement des refontes des curricula et à l’application complète des reformes.

A cela doit impérativement s’ajouter une évaluation objective des systèmes et la réalisation des réajustements nécessaires.

Dieudonné Y. LOUARI


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