Fiche d’information sur la culture africaine.

lundi 2 juillet 2012
par  Sémablegné

Aborder le problème de la culture est une opération délicate dans la mesure où ce mot a des résonances extrêmement différentes. Nous sommes dans une période de crise de civilisation qui est le résultat d’une crise de culture. Une question qui revient constamment c’est de savoir si l’Afrique a une culture propre et à quoi peut servir celle-ci. Mais au fond qu’est-ce que la culture ? Comme en tout autre domaine aujourd’hui en Occident la plus grande confusion règne à ce sujet. Nous ne reprendrons pas ici le débat autour de ce mot.

Nous faisons nôtre la définition qu’en donne Marie-Claire Rousseau lorsqu’elle écrit : « La culture est faite de savoir, somme des connaissances humaines, transmise par l’enseignement, assimilée par l’Education ; elle anime les communautés naturelles, en particulier les métiers par le canal des techniques ; elle suscite l’harmonie sociale, nécessite un véritable humanisme, ne vit qu’ordonnée aux notions d’Etre, de Vrai, de Bien, de Beau ; elle s’incarne dans les peuples, les nations, les patries et y crée un art de vivre en société aux visages multiples qui forme cependant par son unité profonde le patrimoine universel qui est la civilisation » (M. C. Rousseau- Qu’est-ce que la culture ?, Paris 1969).

Nous retiendrons de cette définition que le caractère universel de la culture, diverse cependant en ses incarnations dans le temps et dans l’espace, en fait le patrimoine de tous les hommes donc des peuples d’Afrique. La culture africaine fut longtemps niée dans la mesure où l’on parlait de sauvage au lieu de cultures. Différente, la culture africaine est plus ancienne que la culture occidentale. Les historiens nous enseignent que le Noir est au centre même d’un miracle qu’il faut avoir la loyauté de mettre à sa place, c’est le miracle égyptien.

Nous dirons le « miracle nègre ». Le miracle grec, ce mot gonflé de suffisance que l’Europe doit à Renan, recouvre un ensemble de réalités historiques qui ne sont pas seulement postérieures au fait égyptien mais en sont issues. Pendant toute la période égéenne, l’influence culturelle nègre a été prédominante à un moment où les Blancs étaient des plus frustes et il faudra attendre des millénaires pour que les Indo-Européens puissent valablement profiter des leçons de l’Egypte nègre. La technique y avait atteint un degré élevé de perfection.

Les corps de métiers y étaient variés céramistes, orfèvres, tapissiers, etc. On y fabriquait des tissus par des procédés qu’on retrouve aujourd’hui en Afrique Noire. C’est dans la Vallée du Nil que naquirent presque toutes les conceptions théogoniques purement africaines. Hermétiques et empreintes d’un profond mysticisme, c’est là qu’elles ont conservé leur pureté originelle, leur grandeur et leur poésie. Grandeur, poésie et mysticisme qui peuvent soutenir la comparaison avec ce qu’enseignent les « Védas » et tous les Évangiles du monde.

Faisons un bond en avant de quelque vingt siècles. Les textes des voyageurs portugais du XVe au XVIIe siècle et les témoignages des écrivains arabes permettent de dire que les civilisations africaines avaient conservé l’essentiel jusqu’à la fin du Moyen Age. Les empires du Ghana et du Mali ont été installés à une époque où l’Europe ne pouvait rien proposer de comparable. Par quel processus le Noir africain a pu rompre avec ce passé si chargé de lumières ? Les guerres et l’éclatement de l’ordre social, la surpopulation ont entraîné le long du Nil des exodes successifs vers l’intérieur du continent africain.


Documents joints

Word - 23 ko
Word - 23 ko

Agenda

<<

2017

 

<<

Octobre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2526272829301
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
303112345
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Annonces

Premier stage

Le premier stage en EDD a lieu du 26 au 30mars 2012 à Ouagadougou.