Fiche d’information sur la médécine traditionnelle.

vendredi 29 juin 2012
par  Olivier Kima

Vision des Tradipraticiens burkinabés

La technique thérapeutique la plus couramment utilisée dans la médecine traditionnelle, et ce, depuis la nuit des temps, consiste en une thérapie à base de plantes médicinales.

Bien que les substances animales et minérales soient utilisées dans la médecine traditionnelle burkinabé, elles restent une très infime proportion des matières thérapeutiques.

Les plantes médicinales, d’une grande diversité, sont utilisées pour soigner ou soulager une variété de pathologies courantes telles le paludisme, les diarrhées, le diabète, l’hypertension, le VIH, etc. La pharmacopée traditionnelle est une mine d’or pour le Burkina Faso en matière de santé. La flore est diversifiée et très riche et constitue une ressource importante de médicaments, une source importante pour la recherche scientifique ainsi qu’un potentiel économique intéressant. Les praticiens de la médecine traditionnelle au Burkina Faso sont autant des hommes que des femmes.

Pour la plupart, ils sont généralistes, bien que certains d’entre eux aient des spécialités tels les rebouteurs (qui s’occupent des fractures), les accoucheuses (exclusivement les femmes), ou encore les praticiens spécialisés en médecine infantile. Selon les interviewés, la pratique de la médecine traditionnelle consiste selon le cas, en une ou plusieurs de ces actions :

• Observer, ausculter et consulter le patient sur ses douleurs et ses antécédents ;

• Diagnostiquer le mal ainsi que sa source ;

• Prescrire un traitement (au sens large du terme) selon la maladie ou le mal ;

• Prélever les plantes, herbes et racines dans la nature ;

• Prélever les minéraux ou les parties animales ;

• Transformer la matière ;

• Utiliser les plantes, les herbes et les racines ;

• Utiliser la matière d’origine minérale ou animale ;

• Acheter des matières ou des remèdes déjà transformés ;

• Vendre ou échanger des remèdes ;

• Référer certains patients à des spécialistes ou au dispensaire (si manque de moyens ou de connaissances) ;

• Faire des incantations.

Selon nos enquêtes, le nombre de plantes utilisées dans la pharmacopée traditionnelle avoisinerait 200 espèces végétales. Tel qu’un participant l’a mentionné : « Il n’y a pas une plante dans la brousse qui n’a pas de propriété, le reste dépend donc des connaissances ». Il y a plusieurs procédés de transformations des plantes médicinales.

Dans certains cas, on fait macérer les plantes, on les bouille, on en fait des fomentations ou encore des pommades. Dans d’autres occasions il est nécessaire de les faire sécher, de les piler ou encore de les brûler afin de les réduire en poudre. Les produits sont ingérés de différentes façons. Ils peuvent être bus, sucés par pincées ou utilisés pour se doucher. On en fait également l’inhalation, on se purge avec ou encore on les utilise dans la bouillie.


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Le premier stage en EDD a lieu du 26 au 30mars 2012 à Ouagadougou.