Fiche d’information sur les ressources forêstières au Niger.

mercredi 27 juin 2012
par  Sémablegné

PROBLEMATIQUE

La superficie du domaine forestier du Niger est estimée à près de 9 millions d’hectares répartis comme suit : 6 millions en zone sahélo-saharienne, 2,6 millions en zone sahélienne et 300 000 ha en zone sahélo-soudanienne. Selon la FAO (1995), les forêts (naturelles et plantations) couvrent une superficie de 2 562 000 ha, soit 2% du territoire national.

Les forêts classées au nombre de 84 couvrent une superficie d’environ 600 000 ha, soit près de 24% de la superficie totale des forêts. Cependant, ces forêts classées sont aujourd’hui dans un état de dégradation avancé, au point où plus de 50% d’entre elles ont perdu une grande partie de leur potentiel végétal.

Malgré la faible couverture forestière, la flore nigérienne est assez diversifiée. En effet, selon Saadou (1997), la flore, tous groupes confondus, compte près de 2124 espèces dont une endémique (Rhyncosia airica) dans l’Aïr. Il faut cependant souligner que beaucoup d’espèces restent à identifier. Les ressources forestières contribuent à la satisfaction des besoins socio-économiques et culturels des populations.

Au plan alimentaire, les populations tirent une bonne part de leur alimentation des feuilles, fruits et autres sous-produits de la forêt. En période de grave crise alimentaire, les populations font usage des produits et sous-produits forestiers, comme base ou complément alimentaire.

Malheureusement, les pratiques d’exploitation des ressources sont souvent peu rationnelles et néfastes à la pérennité des ressources. Selon l’OMS, 80 % de la population nigérienne a recours à la pharmacopée traditionnelle. Les ressources forestières participent pour 25% dans la ration alimentaire des ruminants et procurent près du tiers des revenus extra-agricoles en milieu rural(source : stratégie environnementale, bilan et perspectives, 1995).

Ces différents usages ne sont malheureusement pas sans conséquence sur la pérennité des ressources forestières et biologiques de façon générale. En effet, on estime entre 70 000 et 80 000 ha les superficies qui sont soustraites des forêts chaque année, sous l’effet combiné des facteurs climatiques, des coupes incontrôlées (bois-énergie), de l’expansion des cultures et du sur-pâturage.

Le bois représente la plus importante source énergétique du Niger ; la consommation nationale est estimée à 2 millions de tonnes par an, dont environ 300 000 tonnes représentent la demande urbaine (Source : Projet Énergie II). La dégradation des ressources forestières a aussi une incidence directe sur l’état de la faune sauvage, dans la mesure où ces formations servent également d’habitat.

Par ailleurs, la survivance des mauvaises pratiques agricoles, menacent aujourd’hui la plus part des écosystèmes. En ratifiant la Convention sur la diversité biologique, le Niger s’engage à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour protéger et utiliser de façon durable l’ensemble des ressources biologiques de son territoire, conformément aux dispositions des articles 6b, 8c, 10, 11, 12b, 12c, 14a, 14b. et 20 de cette convention.


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