Le budget genre de l’Education en Mauritanie.

lundi 25 juin 2012
par  Jean Kafando, Yendilo fimba

LA POLITIQUE ÉDUCATIVE

En Mauritanie, l’un des axes majeurs de Cadre Stratégique de Lutte contre la pauvreté (CSLP) repose sur le développement des ressources humaines et l’accès universel aux services sociaux de base (éducation et santé). Dès 1999, le Gouvernement a adopté une reforme du système éducatif qui visait à corriger les insuffisances du système tout en préservant les choix culturels du pays.

Il a aussi mis en place depuis 2001 un Programme National de Développement du secteur éducatif qui notamment à consolider les acquis du système Éducatif , à corriger les dysfonctionnements et à accompagner efficacement la mise en œuvre de la reforme en traduisant ses orientations en actions concrètes sur le terrain.

LES MESURES LÉGISLATIVES

Parmi les mesures législatives, se trouve la loi portant obligation de l’enseignement fondamental qui apporte une disposition nouvelle en instituant l’obligation de l’enseignement fondamental pour les enfants âgés de 6 à 14 ans. Cette loi vise notamment l’universalisation de l’éducation de base avec une attention particulière pour la scolarisation des filles. Elle a la particularité d’élargir la notion d’établissement d’enseignement fondamental aux écoles privées et aux Mahadras (écoles coraniques).

Parmi les autres innovations législatives, se trouve aussi un décret définissant les relations entre l’Administration et les associations de parents d’élèves et fixant les statuts types des dites associations et un arrêté portant instauration d’indemnités d’éloignement au profit du personnel enseignant et d’encadrement femmes et hommes du ministère de l’éducation nationale. L’organigramme du gouvernement mauritanien (2007) prévoit un poste de conseillers en matière genre au niveau du cabinet du ministère de l’Education Nationale.

LES MESURES DE FINANCEMENT DE L’EDUCATION

La mise en application de cette politique nécessite la mise en place des mesures d’accompagnement et des mécanismes de financement qui devraient garantir la réussite de objectifs retenus. C’est ainsi qu’en 1997, les dépenses publiques d’éducation mobilisent 25% du budget de l’Etat, contre 22,6% en 1999. A l’intérieur du budget de l’éducation, la part des dépenses consacrées à l’enseignement fondamental représentent actuellement 39% contre 34% en 1999. Le budget de l’enseignement à augmenté à un rythme de croissance de 9% par an depuis 1990 afin de pouvoir faire face aux nouveaux besoins de recrutement d’enseignants devant accompagner l’expansion du système.

LES RÉSULTATS OBTENUS

L’effort considérable des pouvoirs publics a permis, au niveau du fondamental, une présence effective des jeunes filles dans les classes. En 2005, le seuil de parité a dépassé la barre des 100% (106,2%), contre 98,0% en 1999/2000  ; Cela signifie une présence plus importante des filles que des garçons dans les salles de classe.

On constate ici un début de déséquilibre en défaveur des garçons qu’il faut surveiller.


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