Des écoles primaires dans une perspective futuriste et durable du développement.

jeudi 10 mai 2012
par  Yendilo fimba

DES ECOLES PRIMAIRES DANS UNE PERSPECTIVE

FUTURISTE ET DURABLE DU DEVELOPPEMENT

. Par Dieudonné LOUARI

Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, est l’une des capitales les plus vastes de la sous région. Elle connait comme bien d’autres villes, des centres de prestige, où la vie rime avec le luxe des plus inimaginables : grands immeubles luxueux, grandes artères éclairées et embellies au quotidien.

A côté de ce luxe à la limite de l’insulte, croupit une autre réalité : zones non loties, anarchiquement occupées, avec des habitats très précaires, le tout dans une absence totale de commodités primaires, c’est-à-dire la présente d’énergie électrique, d’eau courante, d’écoles primaires, de postes de santé primaires ou de mécanismes d’évacuation des eaux sales…

Les autorités communales contre l’insalubrité

Il est important cependant de relever que selon certaines institutions internationales, la ville de Ouagadougou est l’une des villes les plus propres de la sous région. Elle dispose en effet d’une équipe forte de plus de mille cinq cents (1500) femmes qui au quotidien balaient les artères de la cité. Communément appelées femmes de Simon, nom de Bourgmestre de la ville, ces femmes collectent les ordures des grandes artères de la ville et à l’aide de charrettes à traction asines, ces ordures sont convoyées vers des sites de collecte qui à leur tour sont vidés pour les centres d’enfouissement des ordures situés en périphérie de la ville. Toute chose qui donne un aspect des plus plaisants à la ville.

Participation des centres d’éducation dans cette dynamique de lutte contre l’insalubrité et le reboisement de la ville de Ouagadougou

Dans ce combat contre l’insalubrité et de reverdissement de la ville, les centres éducatifs ne sont pas en reste. C’est le cas ici comme dans bien d’autres écoles et collèges, des écoles ZOGONA.

Les écoles Zogona sont deux écoles primaires du Burkina Faso, située au cœur de la ville de Ouagadougou. Elles se situent à moins de deux cents mètres du temple du savoir, c’est-à-dire de l’université de Ouagadougou. Avec un effectif des plus raisonnables de la capitale, c’est-à-dire des effectifs qui ne sonr pas pléthoriques, soit une moyenne de quarante cinq élèves par classe. Pour le reboisement, les écoles Zogona A et B entretiennent des arbres plantés par les élèves. Plus de cent cinquante jeunes plants sont entretenus par les élèves des écoles qui les protègent et les arrosent au quotidien. Cet entretien des plants par les élèves, pour lui enlever toute forme de contrainte, est librement organisé par les élèves eux-mêmes. C’est de toute évidence cette organisation qui fait que même les jours non ouvrables, des élèves s’attellent à l’entretien de leurs arbres.

La salubrité au quotidien

En plus du bosquet qui fait la fierté des deux écoles, il y a aussi un engagement des premiers responsables de ces établissements à créer un environnement sein, propice aux apprentissages.

Ainsi, en collaboration avec une Organisation Non Gouvermentale du pays « NATURE ET VIE », une sensibilisation de toute la communauté éducative à la collecte, au tri à la base et à l’enlèvement des ordures vers des sites d’enfouissement par les autorités communales a été faite. En plus, des actions de changement de comportement quant à l’utilisation spontanée des poubelles ont été menées. Pour ce faire, des poubelles compartimentées ont été confectionnées et déposées devant les classes. Cela permet que le tri des ordures se fassent dès la base, et que s’installe en chaque enfant, ce reflexe d’utilisation spontanée des poubelles.

Journée de sensibilisation

Une journée de salubrité est chaque année organisée par les écoles Zogona. C’est une journée pendant laquelle les élèves et le personnel enseignant procèdent à la collecte des ordures dans le quartier, et à des échanges directs avec les riverains de l’école que sont les propriétaires des étalages et boutiques qui longent les murs de l’école ; ce, dans l’objectif d’inciter leur participation à l’entretien du cadre commun qu’est l’école. Il faut relever que le changement de comportement à ce niveau n’est pas évident, mais les autorités et l’ensemble des acteurs de ce combat sont convaincus que la aboutira un jour pour peu qu’ils s’arment de courage et d’abnégation.


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Premier stage

Le premier stage en EDD a lieu du 26 au 30mars 2012 à Ouagadougou.